Une carte en devenir

Un an tout juste après notre première publication (« Pour détruire le chagrin du monde », de Belle Arché Lou, plus que jamais d’actualité), une carte en devenir pour célébrer cet anniversaire : http://www.google.com/maps/d/edit?mid=zIL_DSzZEbq4.k95Jw4guYOY0

Le long écoulement des âges

Plate-forme incontournable pour la poésie contemporaine depuis maintenant plus de dix ans, Poezibao revient en quelques lignes sur la publication de « Robert Ryman. Used Paint » par Jérôme de Vienne : « Curieux effet produit par cette succession de descriptifs techniques, en anglais, des tableaux de l’artiste Ryman […]. C’est assez énigmatique mais a pour effet de faire lever du livre la présence fantôme du peintre et de ces toiles réduites à leur description technique. »

Les forteresses vides du pouvoir

« Il s’agit non pas de plonger dans les discours théoriques pour comprendre la cité, mais de se perdre dans celle-ci pour relever son discours. Car l’urbanité est un discours, une grammaire des lieux publics et des espaces privés, une conjugaison des zones de transit et des territoires de stationnement, une sémiotique fracturée par les usages. »

 

Jérôme Lamy revient sur la publication du livre de Patrick Boucheron, De l'éloquence architecturale, publié aux excellentes éditions B2. Son article est à lire en intégralité au lien suivant : http://zilsel.hypotheses.org/1523.

 

« La Liberté »

Il y a tout juste soixante-dix ans, René Char publiait Seuls demeurent.

Comme dans ce recueil, drapée dans sa dignité, la liberté poursuivra aujourd’hui sa marche impassible vers un triomphe vigilant :

Elle est venue par cette ligne blanche pouvant tout aussi bien signifier l’issue de l’aube que le bougeoir du crépuscule.

Elle passa les grèves machinales ; elle passa les cimes éventrées.

Prenaient fin la renonciation à visage de lâche, la sainteté du mensonge, l’alcool du bourreau.

Son verbe ne fut pas un aveugle bélier mais la toile où s’inscrivit mon souffle.

D’un pas à ne se mal guider que derrière l’absence, elle est venue, cygne sur la blessure, par cette ligne blanche.

Post & Pold - http://www.post-pold.com


[PUBLICATION] « Pour détruire le chagrin du monde »

 

« Pour détruire le chagrin du monde », livre conçu par le groupe Belle Arché Lou autour du morceau du même nom, sera la première publication des éditions ISTI MIRANT STELLA et paraîtra le 17 novembre 2014.

Une fois le jour tombé, l’ombre du calme s’étend, et certains sursauts rêvés prennent une importance autre : nous partons à la recherche d’une infinité faillible, rare et enfin capable de prendre le chagrin à bras le corps.

Ainsi, je ne m’étonne pas que Belle Arché Lou et moi ayons commencé par évoquer la nuit, dès notre première rencontre. Car les morceaux que les frères Paul composaient alors avaient tout à voir avec elle ; leur musique se voulait être l’un de ces pans ouverts sur la fin du jour et ses différents éclats.

Nous avons parlé de peur de l’orage et de tangos chavirés, de déceptions anecdotiques comme de projets historiques. Et, toujours, du calme complet ; un apaisement pour tous ; personne, plus rien qui ne bouge ni n’effraie. Belle Arché Lou avait fait de l’aménité légère et tenace leur seule arme pour affronter la tristesse : nous avions compris qu’ils jouaient cette musique que nous souhaitions publier.

Nous sommes aujourd’hui fiers de vous annoncer que nous les accompagnerons dans leur entreprise ; en ce moment même, nous travaillons activement, à leurs côtés, à « détruire le chagrin du monde ».

 

Humanist S.K. Festival

PARIS/LYON - Le passionnant Humanist S.K Festival commence dans moins d'une semaine, et de nombreux concerts s'annoncent immanquables – le Japonais Hakobune sera à Paris pour un concert inédit, Hraïr Hratchian jouera du doudouk sur le toit du Louxor - Palais du Cinéma, et le Point Éphémère recevra le très attendu William Parker, entre autres !

 

Pour découvrir la programmation complète et soutenir cette manifestation d'envergure : http://www.hskfestival.com/

« Je ne connais pas de poésie qui soit innocente » - Pierre-Yves Soucy

— Recevez-vous beaucoup de manuscrits ?
— J’oserais dire : de plus en plus. [...] La vie d’un livre de poésie est une vie lente et plus longue que bien d’autres genres littéraires. D’où le fait qu’un livre s’épuise, parfois sur cinq ou dix ans. [...] Je tiens cette activité pour indispensable, et quelque objectif de rentabilité ne parviendra jamais à infléchir ce qui est au fondement de cet engagement qui porte ceux et celles qui s’y trouvent engagés.

L'entretien complet est consultable sur le site du Monde, ici.